PROJET « la belle transition » ou l’effondrement-métamorphose, à partir de 14 ans.

Projet Lauréat du Dispositif Compagnonnage auteur de la DRAC Ile de France, avec l'auteure et philosophe Dominique Paquet. PRODUCTION EN COURS.

 

 

L'An 01, film de Gébé, Doillon , Rouch, Resnais (1973) : « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste »

 

 

« Voilà ce qu’est l’histoire : des émergences et des effondrements, des périodes calmes et des cataclysmes, des bifurcations, des tourbillons, des émergences inattendues. Et parfois, au sein même des périodes noires, des graines d’espoir surgissent.

Apprendre à penser cela, voilà l’esprit de la complexité. » Edgar Morin

J.F.Dortier « L’Abîme ou la métamorphose ? Rencontre avec Edgar Morin » 2009

 

 

Notre époque est marquée par une prédiction d’effondrement écologique.

 

Nés en pleine prise de conscience des effets pervers de notre société de consommation sur l’environnement, nos adolescents grandissent dans un monde coloré d’une tragique potentielle fin du monde.

Greta Thunberg est une figure emblématique des angoisses de cette génération.

Les problématiques actuelles liées au Covid19 viennent alimenter ces émotions.

 

J’ai envie d’aborder ce sujet dans un spectacle, notamment après la lecture du roman Dans la forêt de Jean Hegland, qui raconte un processus d’effondrement et d’adaptation à travers le vécu de deux jeunes sœurs adolescentes. L’auteur nous conduit à traverser les différents états des protagonistes, jusqu’à leur résilience : déni, sidération, acceptation. Ce processus de métamorphose est dans cette histoire appliqué à un changement de système social, mais il trace également des chemins de résilience applicables à nos possibles effondrements personnels. Cela m’intéresse de penser le questionnement de l’effondrement à différentes échelles : planète terre et planète individu.

 

Le mouvement de pensée appelé collapsollogie s’empare de cette notion de transition planétaire : «  Exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder, en s’appuyant sur la raison, l’intuition et des travaux scientifiques reconnus. »

 

 

Aussi, Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont publié Comment tout peut s’effondrer. Petit Manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l’Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L’Entraide. L’autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).

Ce dernier ouvrage attaque la représentation d’un monde construit sur le principe de la compétition, la concurrence et de la loi du plus fort. Par exemple, les situations de catastrophes naturelles sont des événements générant des comportements d’entraide, d’auto-organisation et de calme. Cette dimension de solidarité me semble importante pour aborder la question de l’effondrement : Quelles sont nos ressources pour y faire face et rebondir ? Comment éviter les dynamiques de « survivalisme », afin de penser des organisations poreuses qui laissent la place à autrui, donnant ainsi la chance au collectif de réguler la convoitise de ceux qui n’auront pas d’espace de repli ?

 

En 2018, ce même collectif d’auteurs publient Une autre fin du monde est possible : vivre l'effondrement (et pas seulement y survivre), Seuil, coll. « Anthropocène ».

Comment donner du sens à tous ces bouleversements ?

 

 

Ce spectacle est une proposition de co-réflexion philosophique, avec nos adolescents, dans ce que nous pourrions appeler une possible « belle transition » :

Qu’est ce que sortir de nos zones de confort ?

Comment de possibles mouvements de perte peuvent nous faire grandir ?

Quel sens donner à des souffrances potentielles ?

Comment s’adapter au changement avec intelligence?

 

 

Nous avons donc le projet d’aborder ce sujet avec créativité et humour.

Je pense notamment à la bande dessinée d’Alessandro Pignocchi Petit traité d’écologie sauvage qui crée un monde inversé, dans lequel animaux et plantes ont une vie intellectuelle et sentimentale comme les humains ! 

Pourquoi comme de nombreux peuples dits « premiers » ne considérons-nous pas les rivières, les montagnes, les forêts, les océans comme autant d’entités propres en tant que personnes ? N’est-ce pas l’occasion de nous ouvrir à d’autres visions du monde ?

La belle transition n’est-elle pas l’occasion de repenser un rapport à la Nature ?

 

« Les alliances sont aussi à créer avec les autres qu’humains. « La « nature » n’est plus un ensemble d’objets simples et de mécanismes passifs, dénué d’intériorité, mais un tissu vibrant, multi-spécifique et sauvage de puissances de sentir, d’agir et de rétroagir » (Nous ne sommes pas seuls, L.Balaud et A.Chopot).

 

 

En faisant le choix de prendre de la hauteur et du plaisir à rêver ensemble à ce potentiel grand changement, je me suis adressée à Dominique Paquet, auteur philosophe, afin de co-construire une dramaturgie originale, à la manière d’un café philo, qui permettrait de donner la parole à un public adolescent et activer sa force de proposition.

L’écriture du texte s’inspirera de rencontres et discussions concrètes avec des adolescents, sous la forme de cafés-philo ou café-« collapsosophie », et d’ateliers d’écritures « collapsosophiques" avec ces publics. (Collapsosophie : approche philosophique de la collapsologie)

 

 

INTENTIONS DRAMATURGIQUES

 

Dominique Paquet, auteur jeunesse et philosophe aguerrie aux cafés et goûters philo, a été choisie pour investir cette problématique à destination d’adolescents (collèges et lycées) à partir de 14 ans.

 

Nous désirons questionner la collapsollogie dans une dynamique philosophique, c’est à dire dans une démarche de réflexion critique et de questionnement sur le monde. Il ne s’agira donc pas d’histoires de fin du monde ou d’effondrement, mais de dialogues, d’échanges, de réflexions sur ce sujet : il s’agira de collapsosophie !

 

Notre idée est d’imaginer un texte théâtral mettant en scène une rencontre convoquant une douzaine de protagonistes imaginaires de différents âges et différentes époques, qui vont philosopher au sujet de possibles fins du monde (passées, présentes et à venir), dans le cadre d’un café philo (très) animé par une philosophe, double hypothétique de Dominique Paquet.

 

Les questionnements philosophiques seront régulièrement entrecoupés de scènes narratives, contes, témoignages, expériences, agissant comme des mises en situation concrètes illustrant des idées plus théoriques qui auront été soulevées. Nous les nommerons « bulles ».

Elles s’incarneront dans des scénettes filmées et projetées sur un écran au plateau : paysages, documentaires, interviews, petites animations… 

 

L’implication du public dans le déroulé de cette pièce prendra corps à travers trois stratégies :

 

  • L’écriture de la pièce se construira au contact étroit d’adolescents, avec la mise en place de cafés-philo de « collasosophie » au sein de lycées et collèges, et d’ateliers d’écriture collapsosophiques avec ce même public. Ces expériences inspireront l’écriture de la pièce. Le texte final se structurera en dix scènes écrites. Huit seulement seront jouées à chaque représentation.

 

  • Trois scènes seront fixement représentées. Les trois autres dépendront d’un choix hasardeux réalisé par trois personnes du public que nous solliciterons à un moment choisi de la représentation. Chaque représentation sera donc singulière, par ce jeu d’imbrication.

 

  • À la fin du spectacle, une partie de spectateurs volontaires est invité à monter sur la scène devenue canopée, afin de parler, danser, crier, écrire, laisser une trace créative de ses mouvements de pensée. Une photographie sera réalisée à chaque fois afin de constituer une collection de visions de ces « forêts ».

 

Ainsi, les 10 grands sujets dont l’auteur s’emparera durant cette pièce (et dont sept s’imbriqueront à chaque représentation) traverseront les notions suivantes : 

 

4 notions fixes :

*la notion de métamorphose (par extension : possibilités de transformation et de renaissance)

*la notion de solidarité (par extension : entraide, bienveillance, gentillesse, générosité, limites)

*la notion d’amour (par extension : rapport au corps, au toucher, à l’animalité, à la sexualité)

*la notion d’écologie (par extension : environnement, anthropocène, Nature, canopée)

 

 

3 notions piochées au hasard parmi 6 :

*la notion d’ancrage / désancrage (par extension : perte de sens, perte de repère)

*la notion de système (par extension : interconnections dans un système, effets domino, effets boule de neige, sécurité et insécurité, prévisibilité et imprévisibilité)

*la notion de résilience (par extension : adaptation, création, hybridation)

*la notion de désobéissance (par extension : révolte, révolution, guerre)

*la notion de devenir (dans le sens Deleuzien)

*la notion de destruction (par extension : disparition, anéantissement, chute, explosion, mort)

 

 

INTENTIONS DE MISE EN SCÈNE ET SCÉNOGRAPHIE

 

« La belle transition » s’imagine avec 2 comédien(ne)s marionnettistes, et une comédienne danseuse (la philosophe), alternant des temps de jeu de d’acteur et de danse, avec des relais en manipulation des poupées de tissus, grandeur nature, disposées au plateau et dans la salle. 

 

Ces poupées de tissu s’inspirent de celles du petit village japonais de Nagoro où 270 d’entre-elles sont mises en scène en intérieur et extérieur, dans des positions de la vie quotidienne, afin de compenser le dépeuplement du village. Petit clin d’œil à la possible fin d’un monde, la présence de ces personnages marionnettes permet de mettre en scène de nombreux protagonistes et leurs différents points de vue sur les questions soulevées. Les deux comédien(ne)s jouent à se mêler aux corps de tissus afin de se fondre dans le groupe.

(Elles évoquent également les fameuses minuscules « poupées tracas » guatémaltèques, à qui l’on confie nos soucis afin qu’ils disparaissent : elles seront ici de taille disproportionnée ! )

 

Ces marionnettes de tissus sont assises sur des chaises sur roulettes. 

 

Au départ d’aspect neutre, constituées de tissus blanc, elles vont progressivement déployer des éléments textiles colorés surgissant de l’intérieur de leur corps, comme représentations, expressions de rêves, de peurs, de beauté, d’amour, jusqu’à composer au plateau la scénographie d’une forêt mi-végétale mi-organique.

 

Manipulées principalement au niveau de la tête et des bras, leurs histoires respectives, sentiments contradictions, identité profonde, désirs, s’expriment par ces extensions plastiques.

 

Ce possible effondrement n’est-il pas aussi l’espace idéal pour permettre à chacun de révéler certaines de ses profondeurs en dialogue avec les mondes végétaux ?

 

« Nous en parlons à peine et leur nom nous échappe. La philosophie les a toujours négligées ; même la biologie les considère comme une simple décoration de l’arbre de la vie. Et pourtant, les plantes donnent vie à la Terre : elles fabriquent l’atmosphère qui nous enveloppe, elles sont à l’origine du souffle qui nous anime. Les végétaux incarnent le lien le plus étroit et élémentaire que la vie puisse établir avec le monde. Sous le soleil et les nuages, en se mêlant à l’eau et au vent, leur existence est une interminable contemplation cosmique. Ce livre part de leur point de vue – celui des feuilles, des racines et des fleurs – pour comprendre le monde non plus comme une simple collection d’objets, ou un espace universel contenant toute chose, mais bien comme l’atmosphère générale, le climat, un lieu de véritable mélange métaphysique. »

Emanuele Coccia, « la vie des plantes, une métaphysique du mélange ».

 

Parallèlement à leurs discussions, démantèlements et déploiements, sont projetés sur un écran en fond de scène des animations artisanales entremêlant films, photographies et peintures, dessins d’enfance, encres ou rotoscopies. Ces images viennent accompagner/illustrer les anecdotes, réflexions, narrations, silences. Fenêtres sur le réel, elles proposent une représentation  onirique inspirée du monde des écrans dans lequel nous baignons : cadrages, extraits de films, références picturales, images du monde extérieur passé, présent ou à venir, dessins animés.

 

Ainsi, les comédiens vont et viennent entre les poupées, leurs propres rôles de poupées, les images projetées et les spectateurs, allant parfois s’installer en grande proximité du public pour y philosopher, observer ensemble ou changer de point de vue.

 

Bien que réglée avec précision, cette pièce de théâtre offrira des possibilités d’improvisation au contact des adolescents, des espaces de prise de parole impromptues, spontanées, nécessaires. Nous testerons ces intentions au moment de répétitions publiques, afin de construire ensemble une formule dramaturgique laissant une place à l’aléatoire tout en déployant avec précision notre sujet.

 

Le plateau sera conçu comme espace arborescent et onirique, en perpétuel mouvement : tout au long de la représentation, les éléments au plateau se métamorphosent, les projections vidéos s’habitent de fantômes, signes et étoiles filantes.

 

 

« Viktor Frankl (1905-1997), médecin psychiatre et neurologue, a vécu l’horreur des camps de concentration durant la Deuxième Guerre Mondiale, puis, à partir de son expérience, a fondé la logothérapie, persuadé que lorsqu’on trouve un sens aux événements de sa vie, la souffrance diminue et la santé mentale s’améliore. Dans les camps, la longévité d’un prisonnier était directement affectée par la manière dont il imaginait son futur. « Il fallait que nous changions du tout au tout notre attitude à l’égard de la vie, écrit-il. Il fallait que nous apprenions par nous-mêmes et, de plus, il fallait que nous montrions à ceux qui étaient en proie au désespoir que l’important n’était pas ce que nous attendions de la vie mais ce que nous apportions à la vie. Au lieu de se demander si la vie avait un sens, il fallait s’imaginer que c’était à nous de donner un sens à la vie à chaque jour et à chaque heure. »

Une autre fin du monde est possible - Anthropocène Seuil.

 

NOTE DE L’AUTEUR

 

Le projet de Cécile Fraysse, qui m’a tout de suite séduite, est de construire un spectacle à partir de questions philosophiques posées par les problématiques contemporaines liées à l’effondrement, la collapsologie et la transition vers un autre monde possible. En effet, sans désespérer les jeunes, il importe de dessiner sans mysticisme ou naïveté, les voies d’un avenir qui ne soit pas obéré par les extinctions animales, les désastres écologiques, le réchauffement climatique, et les anxiétés qui en découlent. C’est pourquoi d’un commun accord, nous sommes parties sur des pistes ludiques sans renier les préoccupations des jeunes. 

Comment se déroule une discussion philosophique ? 

L’animateur/trice pose la question, la contextualise et ouvre des problématiques. La parole est donnée à celui ou celle qui en fait la demande et qui s’exprime comme il/elle le souhaite, dans les limites de la loi. Chacun/chacune est libre dans son expression pourvu qu’elle soit bienveillante et argumentée, même si la personne a un avis différent, voire antagoniste aux réflexions qui ont précédé sa prise de parole. Il s’agit de créer une communauté de pensée même Dans le futur :

Le thème général de la canopée à la fois dans sa dimension cosmique, économique, botanique et médicale peut suggérer des pistes vers la belle transition ou l’après effondrement et que cette bulle serait peut-être l’épilogue de la pièce.

 

COLLABORATION AUTEUR / METTEUR EN SCÈNE

 

La collaboration entre l’auteur et la compagnie s’organisera autour de 4 pôles principaux :

 

*En amont et durant toute l’écriture du texte jusqu’à la première représentation de la pièce, un travail étroit permettra de toujours (re)définir le cadre précis du sujet de la pièce et la manière de l’aborder, avec la dynamique intéressante existante entre Cécile Fraysse, la metteure en scène et conceptrice du projet et Dominique Paquet, l’autrice et philosophe :

 

Cécile Fraysse entretient un rapport au monde aérien et utopique, auquel elle tient malgré la conscience des limites et risques de telles postures. Elle accorde de l’importance au mystique, à l’intuition et au pouvoir de l’intuition.

Dominique Paquet aborde le mouvement de la collapsollogie avec un œil critique et rigoureux, se référant à des arguments précis et vérifiés, à une histoire de la pensée qui se refuse tout parti pris idéaliste.

 

Le travail commun de ces deux personnalités et rapports au monde nous semble intéressant pour libérer une parole sans trop d’entre-soi, afin d’éviter toute facilité de pensée ou dogmatisme.

 

Cette « confrontation » de regards alimentera le choix de protagonistes proposant des points de vue radicalement différents.

 

*En amont et pendant l’écriture, des rencontres sous forme de cafés philo avec des adolescents vont constituer un prolifique humus pour ce texte.

Ces temps de réflexion et de discussion vont s’organiser en amont et pendant l’écriture du texte.

Dominique Paquet et Cécile Fraysse les animeront ensemble.

Dominique Paquet posera les règles du jeu philosophiques et dirigera les mouvements de réflexions, afin de s’inscrire dans un mouvement de philosophie et non de bavardages.

Cécile Fraysse effectuera des captations, et observera les échanges afin de co-construire la dramaturgie de la pièce à partir de ces expériences de points de vue.

 

*Pendant les répétitions au plateau, nous allons interroger ensemble l’articulation aléatoires des bulles, par système de pioche. Ce principe va être testé conjointement, lors de répétitions publiques.

Une recherche au plateau va s’élaborer afin de tester d’autres possibles qui permettraient de créer un texte à la manière des livres « dont vous êtes le héros », offrant digressions, improvisations, libertés de paroles du public et réponses adaptées des comédiens à ces implications.

 

CV DOMINIQUE PAQUET,

née le 19 Juillet 1954

http://paquetdominique.free.fr/

 

CURSUS :

- D.U.E.L. de psychologie, Bordeaux, 1974.

- DOCTORAT de philosophie, Paris, 1987. 

- DOCTORAT en Esthétique, Sciences et Technologie des arts, Paris, 1998.

- Conservatoire de Bordeaux, 1972 à 1974.

- E.N.S.A.T.T. (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) de 1974 à 1976.

 

Actrice et dramaturge, animatrice d’atelier d’écriture en milieu scolaire, à la MGI, à  ALEPH, et dans les structures culturelles : CDN, Scènes nationales, théâtres de ville, médiathèques…, animatrice de choco philo, goûters de Socrate, petites leçons de philosophie à l’usage des enfants, Dominique Paquet a dirigé des séminaires à l’Université de Paris 8-Saint-Denis (Le théâtre jeune public ; Le statut de l’enfant dans le théâtre jeune public contemporain ; Le théâtre pour les adolescents ; Poétique de l’acteur ; Esthétique de la mise en scène, écritures contemporaines, théorie et pratique ; Philosophie et théâtre ; Théâtre jeune public/adolescent ; Dramaturgie), à l’Université de Paris3-Sorbonne Nouvelle (Figures du merveilleux et de l’invisible dans le théâtre jeune public contemporain), au Collège International de Philosophie (Titre du séminaire : "Socrate et Thespis ; philosophies du théâtre, théâtres de la philosophie »).

 Elle a dirigé l’Espace culturel Boris Vian aux Ulis, Scène conventionnée Jeune public et adolescent.

Elle anime des ateliers d'écriture au sein du G.E.S., de la M.G.I., ALEPH et dans diverses structures culturelles (CDN, Scènes nationales, Théâtres de ville, Médiathèques…) dont Champs libres à Rennes, LU à Nantes, Centre culturel Athéna à Auray, médiathèque d’Anglet, Théâtre Boris Vian et médiathèque Victor Jara à Couëron, Théâtre de Saint-Maur, médiathèque d’Ivry, écoles primaires et établissements du second degré.

 

Elle a reçu l’Aide à l'écriture du Ministère de la Culture pour l'adaptation de A Rebours de Joris-Karl Huysmans, l’Aide à l'écriture du Ministère de la Culture pour Anachrone de Patrick Karl (collaboration), la Bourse du Centre National des Lettres pour : Thespis et Socrate : philosophies du théâtre, théâtres de la philosophie, la Bourse Charles Oulmont de la Fondation de France, l’Aide aux Editions William Blake and Co Ed. du Centre Régional des Lettres d'Aquitaine pour La Dérive des Continents. Prix de l'Académie des Arts, Sciences et Belles Lettres de Bordeaux en 1995, la Bourse d'aide à l'écriture du Ministère de la Culture pour La petite joie de la mort. Résidence individuelle d'auteur au Centre National des Ecritures du Spectacle à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, la Bourse d'aide à l'écriture du Ministère de la Culture pour Les Escargots vont au ciel dans le cadre de la résidence d'écriture Bretagne - Pays de Loire. Aide à la création du ministère de la Culture et Prix Xerox, la Bourse du C.N.L. pour une résidence d’écriture au Manège Scène Nationale de la Roche-sur-Yon., l'Aide à la création du Ministère de la Culture pour Les Echelles de nuages, l’Aide à l’écriture du Ministère de la Culture pour Elle s’appelait Tempête, la Bourse du C.N.L. pour une résidence d’écriture à la compagnie de la Hulotte dans le Morvan. Ecriture de Cambrure fragile, le Prix du Conseil Général de Loire-Atlantique pour Les Tribulations d’une pince à glace…, la Fondation Beaumarchais et soutien de la journée des auteurs de Lyon pour Cambrure fragile, la Sélection de Son parfum d’avalanche dans les ouvrages recommandés par l’Education nationale pour le cycle 3, la Bourse du CNL pour une résidence au Théâtre du Pélican (Clermont-Ferrand), Lauréate du dispositif « Partir en écriture » du Théâtre de la Tête noire. Voyage en Russie et en Mongolie pour La Curiosité des marmottes, la Sélection de La Consolation de Sophie dans les ouvrages recommandés par l’Education nationale pour les collégiens, l’Entrée dans le Dictionnaire Universel des créatrices, Editions des femmes, 2013, la Résidence d’écriture à la Maison Julien Gracq pour l’écriture d’une pièce jeune public : Prête-moi tes ailes, la Sélection de Maman Typhon dans les ouvrages recommandés par l’Education nationale pour le cycle 3, la Résidence d’écriture musée Jules Verne, Ville de Nantes, pour l’écriture d’une carte sensible de la ville…

 

 

PUBLICATIONS théâtrales (non exhaustif) : 

*LES ESCARGOTS VONT AU CIEL, Editions Très-Tôt Théâtre/ Le Mot de Passe, Paris, 1997, Prix Xerox 1997 ; réédition aux éditions théâtrales, 2002.

*UN HIBOU A SOI, Manège Editions, La Roche-sur-Yon, 1999. 

*LA BLATTE AMOUREUSE, Encres vagabondes, Paris, 2000. 

*LES ECHELLES DE NUAGES, Ecole des Loisirs, Paris, 2001.

*SON PARFUM D’AVALANCHE, Editions Théâtrales, Paris, 2003. Recommandé pour le cycle 2 par l’Education Nationale. 

*CEREMONIES, Ecole des Loisirs, Paris, 2004.

*UN AMOUR DE LIBELLULE in Fantaisies microscopiques, Avant-Scène, Quatre vents, Paris, 2004.  

*LA DIMENSION OLFACTIVE DANS LE THEATRE CONTEMPORAIN, l’Harmattan, Paris, 2005.

*LES TRIBULATIONS D’UNE PINCE A GLACE suivi de GENERAL COURANT D’AIR, Avant-Scène, Quatre Vents, Paris, 2005.

*PETIT FRACAS, Théâtrales Jeunesse, Paris, 2005.

*PASSAGE DES HASARDS, Lansman, Toulouse, 2006.

*VOTRE BOUE M’EST DEDIEE, in Le choix des T(h)ermes, L’Amandier, Paris, 2006.

*TERRE PARMI LES COURANTS, Monica Companys, Angers, 2007.

*LES CYGNES SAUVAGES/L’ILE DES POIDS MOUCHE, Retz, Paris, 2008.

*L’ESTUAIRE EST UN PAYS D’OMBRES, L’ESTUAIRE REFUSE et PAROLES DE L’EAU, Editions Script, Cenes2, Bordeaux, 2011.

*LA CONSOLATION DE SOPHIE, l’Ecole des Loisirs, Paris, 2011. Un extrait est reproduit dans Quatre courtes pièces pour une initiation au théâtre, collection Etonnants Classiques, Flammarion, 2015. Recommandé pour le collège par l’Education nationale. 

*MAMAN TYPHON, Ecole des Loisirs, Paris, 2014. Recommandé pour le cycle 2 par l’Education nationale.

*FLOUE in Nouvelles mythologies de la jeunesse, Théâtrales Jeunesse, Paris, 2017.

*PRETE-MOI TES AILES, Théâtrales Jeunesse, Paris, 2019.

 

ARTICLES (liste non exhaustive) :

*LE THEATRE JEUNE PUBLIC, Universalia, 2000. 

*D’UN SOCRATE IMPUBERE, Gazette du Théâtre Athénor, n° 1, 1er tri. 1998. 

*LA VERTU DES ILES, Gazette du Théâtre Athénor, n° 2, 2ème tri. 1998. 

*L’ATELIER D’ECRITURE PHILOSOPHIQUE, un déploiement poétique et philosophique, in Diversifier les formes d’écriture philosophique, CRDP Languedoc/Roussillon, 2000. 

*POUR UN REVEUR DEFINITIF : à propos de Les Escargots vont au ciel, Cahiers Gaston Bachelard, n°5, 2002. 

*L’ACCOMPAGNEMENT DU JEUNE SPECTATEUR, revue ADDC de Dordogne, n°2°, janvier-mars 2004.

*STATUT DE L’ENFANT ET THEATRE DU JEUNE PUBLIC, in Trait d’union, n°10, janvier 2006.

*UN DRAMATURGE EN MILIEU SCOLAIRE, Le Français aujourd’hui, Armand Colin, 2006.

*UN AUTEUR EN MILIEU SCOLAIRE, rencontres régionales théâtre-éducation, Anrat, Sceren CRDP Champagne-Ardenne, hors série n°3, mai 2005.

*LE SOUCI DU PUBLIC DANS L’ECRITURE CONTEMPORAINE, Cahiers de la Maison Jean Vilar, n°100, octobre-décembre 2006.

*POURQUOI J’ECRIS POUR LE JEUNE PUBLIC, Actes du colloque de Grenoble, IUFM, 2007.

*MEMOIRE DE CORPS. ADOS A CORPS PERDUS, Bordeaux Culture, n°13, octobre 2008.

*A HAUTEUR D’ENFANT, Les Cahiers du CRILJ, Le Théâtre jeune public dans les livres mais pas que, n°6, novembre 2014. 

*DU GENRE MERVEILLEUX DANS LA DRAMATURGIE DU THEATRE JEUNESSE, Presses Universitaires de Bordeaux, 2015.

*PHILOSOPHER A HAUTEUR D’ENFANT, Revue de métaphysique et de morale, n°2, juin 2018.

*LA DISCUSSION A VISEE PHILOSOPHIQUE DANS LA MEDIATION CULTURELLE, Diotime, n°76, Janvier 2018.  

http://www.educ-revues.fr/DIOTIME/AffichageDocument.aspx?iddoc=110954

*PHILOSOPHER A PARTIR DU THEATRE JEUNE PUBLIC ET ADOLESCENT, Actes du colloque Lumières de la fiction, Université du Mans, in Philosophie avec les enfants et Littérature (de jeunesse), Editions Raison Publique, 2019.

 

ADAPTATIONS (liste non exhaustive) :

*ALICE AU PAYS DES MERVEILLES de Lewis Carroll, Entrepôt Lainé, Bordeaux, 1981.

*LYSISTRATA, L'ASSEMBLEE DES FEMMES d'Aristophane, Entrepôt Lainé, Bordeaux, 1982.

*AU BOUT DE LA PLAGE...LE BANQUET d'après "Le Banquet" de Platon, Entrepôt Lainé, Bordeaux, 1985. Nouvelle version en 1995.

*COLETTE, DAME SEULE d'après Colette, Théâtre LES DECHARGEURS, Paris, France, Algérie, Ecosse, Brésil, Uruguay, Paraguay, Argentine, Chili, Pérou, 1985 à 1987.

*LE BOUCHER CARTESIEN d'après Descartes, Avignon 1992 / 1996, France.

*NOCTURNE A NOHANT d'après George Sand, Eugène Delacroix, Alexandre Dumas fils, Gustave Flaubert, Théâtre des MATHURINS, 1992 / 1993.

*CINQ SEMAINES EN BALLON d'après Jules Verne, Conservatoire National de Région, Bordeaux, 1995.

*L’INGENU d’après Voltaire, Studio-Théâtre d’Asnières, 1997.

*ARTHUR, UNE LEGENDE d’après Chrétien de Troyes, Studio-théâtre d’Asnières, 1998.

*POURQUOI M’AS-TU FAIT SI LAID, MARY ? d’après Mary Shelley, Espace Kiron, Paris, 1998.

*LE VENTRE DES PHILOSOPHES, d’après Michel Onfray, Espace Kiron, Avignon et tournées, 2005/2009.

*ENQUÊTE SUR HAMLET, d’après Pierre Bayard, Les Ulis, Avignon 2011. Tournées. 

*CHANGER CONSTAMMENT EN LUMIERE ET EN FLAMME d’après Michel Onfray, Avignon 2012. Tournées. 

 

 

 

BIO Cie AMK et METTEUR EN SCÈNE

 

La compagnie AMK 

www.compagnieamk.com

 

La cie AMK a été fondée en 2000, avec la création d'un spectacle de marionnettes sur table intitulé "Certaines aventures de Madame Ka" (d'après "Madame Ka" de Noëlle Renaude). Au cours de ces 10 dernières années, la ligne artistique de la cie a progressivement évoluée. D'abord très stimulée par des dynamiques de recherches dramaturgiques nourries de textes contemporains et d'explorations d'outils marionnettiques ("Le Mioche" 2002, "Rose" 2005, "De l'intérieur" 2005), les dernières créations, exclusivement mises en scène par Cécile Fraysse ("Mangeries" 2007, "Gingko Parrot" 2009, "Iceberg" 2011, "Paradéïsos" 2014, « Humus » 2017 et « Cactus » 2018) affirment un vif intérêt pour l'expérimentation d'installations-spectacles faisant appel à des champs artistiques pluridisciplinaires (musique, poésie, documentaire sonore, danse, arts plastiques, cinéma d'animation) et s'interrogeant sur la place du public au cours de la représentation scénique : immersion du corps du spectateur dans la scénographie, multidiffusion sonore, interaction des interprètes avec le public, improvisations écrites, déploiement de points de vues, espaces laissés aux imaginaires individuels, dramaturgie s'appuyant sur une création de sens à partir de signes tant sensoriels que narratifs, écritures de plateau.

Dès 2007 s’est affirmé le choix d'une implication participative du public et des interprètes, dans l'espace, le jeu et la réception, en proposant des modes de narration inspirés du collage et qui permettent au public de développer un espace de libre interprétation. 

Un travail important est proposé aux publics en amont des créations, principalement sous forme de résidences en structures petites enfance et milieu scolaire.

La cie AMK est artiste associée depuis l’automne 2019, avec 4 autres cies jeune public, au Théâtre Dunois (Paris 13), pour l’investissement collectif du Théâtre du Jardin Planétaire (Paris 12), parrainé par le paysagiste Gilles Clément.

La cie AMK est impliquée, depuis sa création en 2017, au sein du Collectif Puzzle, regroupement de compagnies d’Ile de France œuvrant pour la petite enfance (recherche et organisation d’un festival). La cie AMK est conventionnée par la DRAC et la Région Ile de France au titre de la PAC depuis 2009. 

 

Spectacles au répertoire

2000 : « Certaines aventures de Madame Ka », texte de Noëlle Renaude, d’après « Madame Ka », éd. Théâtrales, 208 représentations

2003 : « Le Mioche », texte de Philippe Aufort, éd. École des Loisirs, co-m.e.s P. Aufort/C. Fraysse, 105 représentations

2005 : « De l’intérieur », texte de Philippe Aufort, éd. École des Loisirs, m.e.s C. Fraysse,

245 représentations

2005 : « Rose », texte de Gertrude Stein, d’après « Le Monde est rond », éd. Point Seuil,

52 représentations

2007 : « Mangerie(s) » / Lait-Etoiles-Parade, texte « Etoiles » de P. Aufort, son Alexandre Lévy, m.e.s    C. Fraysse, 138 représentations

2009 : « Gingko Parrot, dans mon arbre il y a … », son et musique d’Alexandre Lévy, m.e.s C. Fraysse, 244 représentations

2011 : « Iceberg », texte de Cécile Fraysse, musique d’Alexandre Lévy, m.e.s C. Fraysse,

190 représentations

2014 : « Paradéïsos », son d’Alexandre Lévy, musique de Boris Kohlmayer, m.e.s C. Fraysse,

134 représentations

2016 : « L’île aux vers de terre », texte Cécile Fraysse, musique de Boris Kohlmayer, son Madame Miniature / 2017 : « Humus » texte Cécile Fraysse, musique Boris Kohlmayer, son Madame Miniature, m.e.s C. Fraysse, 56 représentations

2019: « Cactus », texte Carl Norac, musique et son Boris Kohlmayer, m.e.s C. Fraysse,

83 représentations

BIOGRAPHIE Cécile Fraysse – metteur en scène / plasticienne / marionnettiste, vit à Bagnolet 

 

Après une année d’hypokhâgne en philosophie, Cécile Fraysse entre à l’École des Beaux-Arts de Rennes puis aux Arts Décoratifs de Strasbourg en section scénographie, d’où elle sort diplômée en 1998. Elle se forme au Mime au Studio Magénia, au cinéma d'animation à l'Ecole des Gobelins (formation continue), à l'art thérapie à l'Université Paris 5 (Master).

Elle suit ensuite l’école de marionnettes du Théâtre aux Mains Nues à Paris en manipulation et construction, et co-fonde la compagnie AMK, pour laquelle elle crée depuis 20 ans des spectacles atypiques pour le jeune public en tant que metteur en scène et scénographe-plasticienne, parfois auteur et comédienne.

Son travail de scénographie explore des espaces immersifs dans lesquels le spectateur est plongé dans des univers sonores et visuels, à la manière d’installations-spectacles, jouant avec la danse, l’écriture et la poésie, les marionnettes, le film d’animation, la sculpture ou encore la création textile. Elle travaille régulièrement au sein de crèches et structures petite enfance, avec lesquelles elle expérimente des outils d’éveil artistique et des performances adressées à ce public spécifique. Elle mène une réflexion sur l’implication du public au plateau à travers différentes expériences, tant sonores que corporelles. Elle s’implique depuis cet automne 2019, en association avec le théâtre Dunois à Paris et 4 autres compagnies théâtrales, sur un nouveau lieu de création installé au cœur du Parc Floral, explorant un projet artistique intitulé « art, enfance et nature », en collaboration avec le paysagiste Gilles Clément. Elle entame en 2020, autour d’un texte de ce dernier, une exploration des possibilités créatives de l’art du  Kamishibaï.

Elle poursuit ses études à Paris 8 en Master 2 autour d’un sujet interrogeant la représentation du paysage en scénographie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONTACTS 

Cie AMK 

1 rue Volant - 92000 NANTERRE

cieamk@yahoo.fr

Site Internet : https://www.compagnieamk.com/

 

 

 

Direction Artistique : CÉCILE FRAYSSE cecilefraysse@yahoo.fr / 06 74 72 46 39 

Production Administration : CLARA DUVERNE clara.duverne@gmail.com / 06 09 09 27 72

Diffusion : MARIANA ROCHA diffusionAMK@gmail.com / 06 09 55 17 93

  • w-facebook
  • Twitter Clean
  • w-googleplus